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posté le 15-08-2017 à 15:46:56

Vampires du 19e S : Francois BERTRAND ou le Vampire de Montparnasse (1824-1849)

Francois BERTRAND
ou le Vampire de Montparnasse (1824-1849)
 
 

 
 
Une passion étrange
 
François Bertrand était un excellent soldat. Bien noté par ses supérieurs, parfaitement discipliné, tout dévoué au service de son pays.
 
Bertrand était nécrophile. Il se sentait attiré par les jolies mortes. Leurs cadavres l'intéressaient davantage que les corps de femmes vivantes !
 
Un amour bizarre ? Une déviation ? En tout cas, entre les années 1846 et 1849, Bertrand se rendait nuitamment dans les cimetières des villes où il se trouvait en garnison, après l'inhumation de jeunes femmes. Il soulevait la dalle, ouvrait le cercueil fraîchement cloué et exhumait les corps qu'il honorait sexuellement avant de les mutiler de différentes manières.
«Souvent, il se contentait de mordiller, de baiser, de lécher la chair morte, devant laquelle il se masturbait, sans se laisser aller à la copulation proprement dite» précise Frédéric Blanchard son biographe.
Et même lorsqu'il commettait l'acte, ce ne pouvait être considéré comme un viol, puisqu'un viol ne s'entend, juridiquement, qu'avec le non consentement de la victime. Que dire du consentement d'un cadavre, sinon qu'il se trouve dans l'incapacité de le formuler... La nécrophilie n'étant pas prévue par le code pénal, elle n'est pas considérée comme un délit. La violation de sépulture est seule répréhensible.
 
 
Le Vampire de Montparnasse
 
Après avoir sévi dans plusieurs cimetières des villes de province où il séjournait au gré des garnisons, le terrain de prédilection du sergent Bertrand devint le cimetière du Montparnasse.
Le nécrophile franchissait le mur de la rue Froidevaux là où il était moins haut qu'ailleurs, dans l'endroit le plus sombre. Ayant constaté quelques déprédations dans le cimetière, l'autorité compétente avait fait piéger le haut du mur avec un câble tendu qui, effleuré par tout visiteur nocturne, actionnait une culasse bourrée de mitraille propre à tuer un troupeau de  sangliers.
Quelques chats imprudents, une chouette hulotte et d'autres oiseaux nocturnes furent les premières victimes de cette machine infernale avant que le sergent Bertrand n'en fut blessé lors de sa dernière expédition.
 
Il parvint à s'enfuir jusqu'au Val de Grâce sans être pris par les guetteurs postés autour du cimetière. La gravité de ses blessures finirent pas intriguer ses camarades et un officier l'ayant interrogé plus à fond, il finit par avouer être le coupable. Alertée, la presse se déchaîna et parla avec délectation des méfaits du «vampire du Montparnasse».
Dès lors, le sergent Bertrand fut confié à la justice, avant d'être emprisonné au fort de Belle-Ile où il effectua sa peine d'un an, et, selon Krafft-Ebing, il se serait suicidé peu après sa libération. 
 
 
Une abondante littérature
 
Michel Dansel a reconstitué l'errance du sergent nécrophile, suivi ses exploits à la trace, relevant que partout où il était passé, des sépultures avaient été profanées, des tombes de femmes. Les agissements connus du sergent Bertrand se situent dans les années 1846 à 1849. 
 
Le sergent Bertrand aurait laissé un cahier où il raconta avec complaisance ses voluptés étranges et avoua ses fascinantes turpitudes. Mais cet ouvrage semble apocryphe et son contenu rédigé par un auteur facétieux !
Au vingtième siècle, les surréalistes se sont beaucoup intéressés au personnage.
 
 
Récit du sergent Bertrand
 
"J'ai commencé à me masturber dès l'âge le plus tendre, sans savoir ce que je faisais ; je ne  me cachais de personne. Ce n'est qu'à l'âge de huit ou neuf ans que j'ai commencé à penser aux femmes: mais cette passion ne devint réellement forte qu'à l'âge de treize ou quatorze ans. Alors, je ne connus plus de bornes, je me masturbais jusqu'à sept ou huit fois par jour, la vue seule d'un vêtement de femme m'excitait.
En me masturbant, je me transportais en imagination dans une chambre où des femmes se trouvaient à ma disposition; là, après avoir assouvi ma passion sur elles et m'être amusé à les tourmenter de toutes les manières, je me les figurais mortes et j'exerçais sur leur cadavre toutes sortes de profanations"
 
Mutilations
"D'autres fois, le désir me venait aussi de mutiler des cadavres d'hommes, mais très rarement : j'éprouvais de la répugnance. Me voyant dans l'impossibilité d'avoir des corps humains, je recherchai des corps morts d'animaux, que je mutilai, comme plus tard ceux de fe mmes ou d'hommes. Je leur fendais le ventre et, après en avoir arraché les entrailles, je me masturbais en les contemplant, après quoi je me retirais honteux de mon action et me promettant bien de ne plus recommencer; mais la passion était plus forte que ma volonté.
J'éprouvais dans ces circonstances un plaisir extrême, une jouissance que je ne puis définir, et pour la faire durer plus longtemps, je me masturbais lentement afin de retarder autant que possible la sortie du sperme."
 
Animaux
"Il m'est arrivé de mutiler depuis le cheval jusqu'aux plus petits animaux tels que des chats, des petits chiens, etc... 
Étant arrivé au camp de la Villette en 1844, je ne tardai pas à aller retirer du canal Saint-Denis des animaux noyés, des chiens, des moutons, etc., pour les traiter de la même manière que ceux dont j'ai parlé plus haut.
En 1846, je ne me contentai plus d'animaux morts, il m'en fallut de vivants. Au camp de la Villette, comme dans toutes les casernes, il y avait beaucoup de chiens, qui, n'appartenant à personne, suivaient tous les militaires indistinctement. Je résolus d'emmener de ces chiens à la campagne et de les tuer, ce qui m'arriva, en effet, trois fois; je leur arrachais les entrailles comme aux animaux morts, et j'éprouvais autant de jouissance qu'avec ces derniers. "
"Sur la fin de 1846 seulement, la pensée me vint de déterrer des cadavres ; la facilité avec laquelle cela pouvait se faire dans la fosse commune du cimetière de l'Est, fit naître en moi cette idée; mais elle ne fut pas mise à exécution, la crainte me retenait encore."
 
Violation de sépulture à Bléré
"Au commencement de 1847, mon régiment étant allé à Tours, ma compagnie fut envoyée dans la petite ville de Bléré. C'est là que je commis la première violation de sépulture dans les circonstances que voici : Il était midi : étant allé me promener dans la campagne avec un de mes amis, la curiosité me fit entrer dans le cimetière qui se trouvait près de la route (ceci eut lieu sur la fin du mois de février); une personne avait été enterrée la veille ; les fossoyeurs, d'après ce qui m' a été dit le lendemain, ayant été surpris par la pluie, n' avaient pu achever de remplir la fosse, et avaient de plus laissé leurs outils à côté.
A cette vue, les plus noires idées me vinrent, j'eus un violent mal de tête, mon coeur battit avec force, je ne me possédais plus. Je prétextai un motif pour rentrer de suite en ville ; m'étant débarrassé de mon camarade, je retournai au cimetière et, sans faire attention aux ouvriers qui travaillaient dans les vignes qui touchaient au cimetière, je saisis une pelle et je me mis à creuser la fosse avec une activité dont j'aurais été incapable dans tout autre moment".
 
Une rage inexplicable
"Déjà j'avais retiré le corps mort. Ne me trouvant muni d'aucun instrument tranchant pour le mutiler, je commençais à le frapper avec la pelle que je tenais à la main, avec une rage que je ne puis encore m'expliquer.
Quand un ouvrier qui travaillait tout près, attiré par le bruit que je faisais, se présenta à la porte du cimetière. L'ayant aperçu, je me couchai dans la fosse à côté du mort et j'y restai quelques instants. L'ouvrier étant allé prévenir les autorités de la ville, je profitai de cet instant pour recouvrir le corps de terre et sortir du cimetière en escaladant le mur.
J'étais tout tremblant, une sueur froide me couvrait le corps. Je me retirai dans un petit bois voisin où, malgré une pluie froide qui tombait depuis quelques heures, je me couchai au milieu des arbrisseaux, je restai dans cette position pendant trois heures, dans un état  d'insensibilité complète.
Quand je sortis de cet assoupissement, j'avais les membres brisés et la tête très faible. La même chose m'arriva dans la suite après chaque accès de folie.
Deux jours après, je suis retourné au cimetière de Bléré, non plus à midi, mais au milieu de la nuit, par un temps pluvieux. Cette fois, n'ayant pas trouvé d'outils, je creusai la fosse avec mes mains ; elles étaient en sang, mais rien ne pouvait m'arrêter, je ne sentais pas la douleur.
N' ayant pu découvrir que la partie inférieure du corps, je la mis en pièces; je remplis ensuite la fosse de la même manière qu'elle avait été creusée.
Étant rentré à Tours dans les commencements du mois de mars, je ne fus pas longtemps sans éprouver le besoin de déterrer des morts. J'allai, à cet effet, au cimetière de cette ville, un soir ; mais ayant reconnu l'impossibilité d'exécuter ma résolution, je me retirai et je n'y retournai plus. Cet état de choses dura pendant les mois de mars, avril et mai. "
 
Au cimetière du Père Lachaise
"Étant rentré à Paris à la fin de ce dernier mois, le mal se fit sentir de nouveau. M'étant laissé entraîner un jour au cimetière du Père-Lachaise, cette solitude me plut, la facilité d'y pénétrer me fit prendre la résolution d'y revenir dans la nuit. J'y entrai en effet à neuf ou dix heures du soir en escaladant le mur, je me promenai quelques instants agité des plus noires idées; m'étant ensuite approché de la fosse commune, je me mis à déterrer un cadavre. Ce corps était celui d'une femme d'environ quarante ans, assez bien conservé; je lui ouvris le ventre, j'en arrachai les entrailles, je la coupai en mille morceaux avec rage; mais je ne commis sur cette femme aucun acte impudique (juin 1847).
Pendant une quinzaine de jours, j'allai à ce cimetière presque tous les soirs. Dans cet espace de temps, je déterrai trois ou quatre femmes que je traitai comme la première, sans attenter à la pudeur. Après avoir arraché les entrailles aux divers cadavres dont je viens de parler, et les avoir mutilés, je me retirais après m'être masturbé deux ou trois fois à genoux près du cadavre. Je me masturbais d'une main, tandis que je serrais convulsivement de l'autre une partie quelconque du cadavre, mais plus particulièrement les entrailles."
 
Surpris par les gardiens
"Ayant été surpris par deux gardiens du cimetière, qui furent sur le point de faire feu sur moi, je fus assez heureux pour me tirer d'affaire en leur disant qu'étant ivre je m'étais endormi dans le cimetière jusqu'à cette heure. Comme j'avais toujours eu soin de recouvrir les cadavres mutilés, ils ne se doutèrent de rien et me laissèrent sortir.
Le danger que je venais de courir produisit sur moi une telle impression que je ne pensai plus à retourner dans un cimetière, jusqu'au 12 novembre même année, jour où je quittai Paris pour aller à Soissons, ville où se trouvait le dépôt de mon régiment. La difficulté de pénétrer dans le cimetière de ce lieu m'empêcha encore de me livrer à ma funeste folie.
Arrivé à Douai, après les affaires de février, j'éprouvai le besoin de mutiler des corps morts.
Un soir, vers le dix mars, j'allai au cimetière; il était neuf heures. Après la retraite qui se battait à huit heures, les militaires ne sortaient plus de la ville ; pour exécuter mon dessein, je me trouvais donc dans la nécessité d'escalader le mur d' enceinte et de sauter un fossé de quatre mètres environ de largeur sur deux de profondeur.
Ces difficultés ne furent pas capables de m'arrêter; après avoir grimpé au haut du mur dans un endroit où il tombait en ruine, je reconnus l'impossibilité de sauter le fossé, je le traversai  à la nage après avoir jeté mes habits de l'autre côté. Le froid était très vif: il y avait même de la glace. A peine entré dans le cimetière, je me mis à déterrer une jeune fille qui pouvait avoir de quinze à dix-sept ans."
 
Je me livre à des excès impudiques
"Ce corps est le premier sur lequel je me livrai à des excès impudiques. Je ne puis définir ce que j'éprouvai dans ce moment, tout ce que l'on éprouve avec une femme vivante n'est rien en comparaison.
J'embrassai cette femme morte sur toutes les parties du corps, je la serrai contre moi à la couper en deux; en un mot, je lui prodiguai toutes les caresses qu'un amant passionné peut faire à l'objet de son amour. "
Après avoir joué avec ce corps inanimé pendant un quart d'heure, je me mis à le mutiler, à lui arracher les entrailles, comme à toutes les autres victimes de ma fureur. Je remis ensuite le corps dans la fosse, et après l'avoir recouvert de terre, je rentrai à la caserne par les moyens employés pour aller au cimetière.
Mon régiment ayant été envoyé à Lille, le 15 mars, j'exhumai quatre corps de femmes dans cette dernière ville, dans l'espace d'un mois. et je me livrai sur ces quatre cadavres aux mêmes excès qu'à Douai.
Quelque temps après, ma compagnie alla tenir garnison à Doullens (Somme), d'où elle ne sortit que le 16 juillet pour rentrer à Paris. Étant allé dans le cimetière de cette ville, et n'ayant pu venir à bout de creuser une fosse, tellement la terre dure m'avait abîmé les mains, je n'y retournai plus.
Nous étions rentrés à Paris (17 juillet 1848), le régiment occupait le camp d'Ivry. Après quelques jours de repos, le mal me revint plus violent que jamais. Pendant la nuit, les sentinelles étaient très rapprochées et avaient une consigne sévère; mais rien ne pouvait m'arrêter, je sortais du camp presque toutes les nuits pour aller au cimetière du Montparnasse, où je me livrai à de si grands excès "
Cimetière du Montparnasse
"La première victime de ma fureur dans ce cimetière fut une jeune fille de douze à treize ans ; son corps était tout décomposé, ce qui ne m'empêcha pas de le profaner par des actes impudiques. Ensuite, après lui avoir ouvert le ventre, en avoir arraché les entrailles et coupé les parties génitales, je me masturbai encore et je me retirai. Cette violation de sépulture eut lieu vers le 25 juillet 1848. 
La même profanation eut lieu au cimetière d'Ivry, du 20 au 25 août et sur la fin du mois de septembre, sur les corps d'une petite fille de sept ans et d'une femme de trente-huit à quarante ans. Je me livrai sur ces deux cadavres aux mêmes excès qu' au cimetière Montparnasse excepté, quoique je n'arrachai ni ne dispersai les entrailles, je me contentai d'ouvrir le ventre. 
Après avoir mutilé la petite fille, je la remis dans la fosse et je la recouvris de terre. La femme était enterrée depuis treize jours. Du 25 juillet au mois de décembre 1848, je ne retournai que deux fois au cimetière du Montparnasse, où il était très difficile de pénétrer. La première fois, à minuit, par un beau clair de lune, je fus assez heureux pour échapper à un gardien qui se promenait armé d'un pistolet ; je sortis sans rien faire.
La deuxième fois, je déterrai une femme âgée d'environ soixante ans, et un enfant de deux ou trois ans au plus. Après avoir transporté ces deux cadavres sur une tombe assez éloignée de la fosse commune, je profanai et mutilai celui de la femme sans toucher à celui de l'enfant. Toutes les autres profanations de sépulture eurent lieu dans le cimetière des suicidés et des hôpitaux. "
 
Des cadavres d'hommes
"Les premières mutilations dans cet endroit eurent lieu sur des cadavres d'hommes. Je ne pouvais me résoudre à mutiler un homme. Si cela m'est arrivé quelquefois, c'était la rage de ne pouvoir trouver des femmes qui me le faisait faire; alors, je me contentais de leur donner un coup de sabre sur une partie quelconque du corps. Il va sans dire que je n'éprouvais pas le besoin de me masturber, c'était tout le contraire, j'éprouvais une grande répulsion. Il m'est arrivé de déterrer douze ou quinze corps pour trouver une femme. 
Du 30 juillet au 6 novembre je déterrai deux femmes et un grand nombre d'hommes : mais je ne mutilai que deux de ces derniers. Quant aux femmes, qui étaient âgées de soixante à soixante-dix ans, je me livrai sur elles à un nouveau genre de mutilation.
Après avoir assouvi ma passion brutale sur leur cadavre, leur avoir ouvert le ventre et en avoir retiré les entrailles, je leur fendis la bouche, je leur coupai les membres, je leur lacérai le corps dans tous les sens, ce qui ne m'était pas encore arrivé. Ma fureur ne fut pas satisfaite après ces actes horribles ; je saisis les membres coupés, je me mis à les tordre, à jouer comme un chat avec sa proie; j'aurais voulu pouvoir les anéantir; jamais je ne m'étais vu dans un tel état. Je terminai, comme à l'habitude par la masturbation".
 
Un coup de feu tiré à bout portant
"Le 6 novembre, à dix heures du soir, j'étais sur le point de sauter dans le cimetière, quand un coup de feu me fut tiré à bout portant; je ne fus pas atteint.
Ce fait ne me découragea pas; je me retirai et je me couchai à quelques pas du cimetière sur la terre humide, par un froid rigoureux; je restai dans cette position environ deux heures, après quoi je rentrai au cimetière, où je déterrai une jeune femme noyée, âgée de vingt-cinq à vingt-six ans, très bien conservée. J'arrache les entrailles, coupe les parties génitales... 
Je traitai cette femme comme les autres victimes de ma folie ; je me retirai après lui avoir arraché les entrailles, coupé les parties génitales et fendu la cuisse gauche jusqu'au milieu. La jouissance que j'éprouvai avec cette femme fut plus grande encore que toutes les autres fois. Cependant, je commençais à me fatiguer de toutes ces violations de sépulture, ma maladie n'était plus si violente, et je suis porté à croire qu' elle touchait à son terme. A dater de cette dernière violation, jusqu'au 15 mars 1849, je ne suis retourné que deux fois au cimetière, une fois du 15 au 20 décembre et l'autre au commencement de janvier.
Ces deux fois encore, j'ai essuyé deux coups de feu; le premier, tiré à trois ou quatre pas de distance, a fait balle, et a troué le derrière de ma capote, à hauteur de la ceinture.
Ce soir, il faisait très mauvais temps, mes habits étaient traversés par la pluie; mais il fallait que ma fureur se passât, rien n' était capable de m' arrêter.
Aussi, malgré le coup de feu que je venais de recevoir et la pluie qui tombait à verse, me fallut-il aller au cimetière d'Ivry à travers champs. "
 
Je cherche inutilement à déterrer un mort
"Étant arrivé dans ce cimetière, accablé de fatigue, je cherchai inutilement à déterrer un mort ; je fus obligé de retourner à la caserne où j'arrivai à trois heures du matin, dans un état déplorable.
Le deuxième coup de feu que j'essuyai au Montparnasse ne m'atteignit pas. Il m'eût été très facile de briser ou d'emporter les machines dressées contre moi, puisqu'il m'est arrivé plusieurs fois d'en désarmer; mais jamais cette pensée ne m'est venue, ces machines ne me causaient aucune terreur. Il m'est arrivé plusieurs fois aussi de rencontrer des chiens, ils n'ont jamais cherché à me faire du mal.
Le 15 mars 1849, étant sorti du Luxembourg, à dix heures du soir, pour aller à un rendezvous qui m'avait été donné, mon malheur voulut que je passasse près du cimetière Montparnasse; je fus poussé à y entrer comme à l'habitude, et c'est en escaladant la clôture que je fus blessé; je crois que si cette fois la machine m'eût manqué, je ne serais retourné de ma vie dans un cimetière; cependant je n'en suis pas certain.
Dans toutes mes violations de sépulture, jamais il n' y a eu préméditation de ma part ; quand  le mal s'emparait de moi, à midi comme à minuit, il fallait que je marche, il m'était impossible d'ajourner."
 
Dans ma jeunesse
"Dans ma jeunesse, je me plaisais à contrarier tout le monde ; il fallait peu de chose pour m'irriter; mais ma colère était vite passée; je ne me suis battu, je crois, que deux ou trois fois ; j'avais toujours peur de faire du mal à mon adversaire.
Étant arrivé au régiment, mon habitude de me moquer des autres et de les contrarier en tout m'attira deux affaires sur les bras. J'allai sur le terrain, bien résolu de me battre, et, quand j'ai pris une résolution, il est bien difficile de m'empêcher de la mettre à exécution : cependant, les témoins firent si bien que le duel n'eut pas lieu. Il en fut de même à la deuxième fois. Arrivé sur le terrain, je n'avais plus ni colère ni haine, je me serais battu froidement, mais pour le point d'honneur seulement, et sans chercher à faire trop de mal à mon ennemi.
Maintenant, encore, comme dans ma jeunesse, je m'emporte et je m'enflamme outre mesure en discutant, je veux toujours avoir gagné. Depuis que je suis à l'hôpital, j'ai eu plusieurs disputes; quand on me poussait à bout, oubliant mon mal, je sautais vivement à bas de mon lit, et je crois que si la force ne m'eût manqué, j'aurais frappé."
 
J'aime les femmes à la folie
"J'ai toujours aimé les femmes à la folie, je n'ai jamais permis à qui que ce fût de les insulter en ma présence. Dans tous les endroits où j'ai été, j'ai toujours eu pour maîtresses des femmes jeunes et aimables que je savais contenter, et qui m'étaient très attachées, puisque plusieurs d'entre elles, quoique de famille assez bien, voulurent quitter leurs familles pour me suivre. Jamais je n'ai pu m'adresser à une femme mariée.
Les propos pouvant alarmer la pudeur me déplurent toujours, et toutes les fois que, dans une société dont je faisais partie, une conversation de ce genre s'engageait, je faisais tout mon possible pour la changer. Ayant été élevé très religieusement, j'ai toujours défendu et aimé la religion, mais sans fanatisme.
Dans toutes les villes où j'ai été en garnison, les bourgeois que je fréquentais habituellement m'ont toujours vu partir avec peine. Au régiment, j'étais aimé de mes inférieurs à cause de ma douceur, et estimé de mes supérieurs et de mes égaux pour ma franchise et ma manière d'agir."
  
Je ne peux rester tranquille
"J'ai toujours aimé l'agitation et le changement; je ne pouvais rester tranquille, les revues, les prises d'armes, les promenades militaires et les manoeuvres, qui déplaisent tant aux autres militaires, faisaient mon bonheur parce que j'y trouvais le moyen d'exercer mon activité. 
Avant ma maladie, j'avais une force musculaire assez considérable, surtout beaucoup d'agilité; cette dernière se développait encore dans mes moments de monomanie. Jamais je n'ai su ce que c'était que de reculer devant le danger. Aussi, j'ai échappé bien des fois, comme par miracle, à une mort certaine.
J'ai toujours aimé la distraction; étant jeune, mes parents ne voulaient rien m'acheter parce que je brisais tout. Dans un âge plus avancé, je n'ai pu conserver un objet tel qu' un couteau ou un canif plus de 15 jours sans le briser; maintenant encore j'éprouve ce besoin de briser ; ainsi, il m'arrive quelquefois d'acheter une pipe le matin et de la casser le soir ou le lendemain.
Étant au régiment, il m'est arrivé, quand j'étais un peu pris de boisson, de détruire en rentrant dans ma chambre tous les objets qui me tombaient sous la main."
 
Je n'ai jamais aimé l'argent
"Je n'ai jamais aimé l'argent, et je ne conçois pas même qu'un individu puisse l'aimer, aussi je n'ai jamais pu ramasser un centime; au contraire, j'ai toujours eu des dettes; c'est ce qui est la cause de la colère de mes parents contre moi. Quand j'avais de l'argent, ce qui m'arrivait fréquemment, il était autant à mes amis qu'à moi.
Dès mon enfance, on remarqua en moi une grande tristesse; mais elle ne s'emparait de mon âme qu'à certains moments du jour, quelquefois à plusieurs jours de distance; à part cela, j'étais très gai. Je n'ai jamais été malade. Je détruisais les cadavres après les avoir profanés, non pour cacher la profanation, comme on a voulu dire, mais bien parce que j'éprouvais le besoin de les mutiler, je ne pouvais me retenir."   
 


 
 
posté le 15-08-2017 à 15:49:04

Vampires du 19e S : Victor Ardisson (Vampire de Muy - 1872)

 

 

Victor Ardisson 

(Vampire de Muy - 1872)

 

 

 

Victor Antoine Ardisson, surnommé le « Vampire du Muy », est un célèbre nécrophile français qui sévit entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.

 

 

 

 

Né le 5 septembre 1872 au Muy dans le Var, Victor Ardisson commet une centaine d'actes de nécrophilie.
 
Entrepreneur de pompes funèbres et fossoyeur, le « Vampire du Muy » viole de nombreux cadavres, surtout des femmes jeunes, qu'il mutile et décapite dans certains cas.
 
Il buvait son propre sperme quand il était adolescent
 
Durant un certain temps, il conserve notamment sur sa table de chevet la tête momifiée d'une adolescente de 13 ans, qu'il embrasse régulièrement, la considérant comme « sa fiancée » 
 
Il déterra certains corps pour les emmener chez lui (ou des morceaux de corps). C’est là que la police découvrit le corps pourrissant d’une fillette de trois ans. Ardisson avait entendu qu’elle était malade et avait fantasmé durant des journées entières. Lorsqu’elle était morte, il avait volé son corps de sa tombe, l’avait ramené chez lui et avait eu des rapports sexuels oraux avec elle, dans l’espoir qu’elle ressusciterait. Puis, il l’avait gardée auprès de lui, dans son lit, durant plusieurs jours.
 
 
Arrêté en 1901, il est examiné par le jeune docteur Alexis Épaulard (1878-1949), l'un des premiers à parler de « vampires », concernant les nécrophiles.
Victor Ardisson est alors considéré comme un « dégénéré impulsif, nécrosadique, et nécrophile ».
Le docteur austro-hongrois Richard Von Krafft-Ebing qui a étudié son cas, parle d'un « débile vide de tout sens moral ».
 
 
Il sera condamné et interné à perpétuité à l'asile de Pierrefeu-du-Var
 

évasion du vampire de Muy

 

C'est l'un des rares nécrophiles passés à la postérité, et connus dans le monde entier. 

 

 

 


 
 
posté le 15-08-2017 à 15:50:28

Vampires du 19e S : Eusebius Pieydagnelle (1878)

Eusebius Pieydagnelle
Milan – Italie – 1878
 
 

Eusebius Pieydagnelle

 

Eusebius Pieydagnelle tua 6 femmes après que l’odeur de sang d’une boucherie le rendit fou.
 
Il devint si excité par le sang qu’il rôdait  toute la nuit pour trouver d’éventuelles victimes.
 

 

 
 


 
 
posté le 15-08-2017 à 15:52:18

Vampires du 19e S : Fritz Haarmann - le Vampire de Hanovre (1879-1925)

Fritz Haarmann -

Le Vampire de Hanovre (1879-1925)

 

 

 

Fritz Haarmann

 

 

Friedrich Heinrich Karl Haarmann (25 octobre 1879 – 15 avril 1925), dit Fritz Haarmann, connu aussi comme « le Boucher de Hanovre » et « le Vampire de Hanovre » est un tueur en série allemand considéré comme l'auteur des meurtres de vingt-sept garçons et jeunes hommes entre 1918 et 1924.

Il fut déclaré coupable de vingt-quatre meurtres et guillotiné.

 

  • Enfance et jeunesse

Fritz Haarmann est né à Hanovre en 1879, sixième enfant de parents pauvres.

Haarmann est un enfant calme qui fuit les activités de garçons comme le sport et préfère s'amuser avec les jouets de ses sœurs. C'est un écolier médiocre.

À l'âge de 16 ans, il s'enrôle sous la pression de ses parents dans une académie militaire à Neuf-Brisach (en allemand Neubreisach). Il s'adapte d'abord à la vie militaire et il est bien noté pendant sa période de formation. Après juste un an à l'académie, il commence à souffrir de crises d'épilepsie et il est réformé pour raisons médicales.

 

Haarmann retourne à Hanovre et trouve un emploi dans une fabrique de cigares. Il est arrêté en 1898 pour agression sexuelle sur des enfants : déclaré irresponsable par un psychologue, il est envoyé dans une institution psychiatrique pour une durée indéfinie.

 

Six mois plus tard, Haarmann s'échappe et s'enfuit en Suisse où il travaille pendant deux ans avant de retourner en Allemagne. Il s'enrôle de nouveau comme militaire, sous un faux nom cette fois-ci, mais en 1902, il est à nouveau réformé pour raisons médicales. Il reçoit une pension militaire complète, retourne vivre chez sa famille, et trouve un emploi dans la petite entreprise que son père a fondée. Après une dispute et une violente bagarre avec son père, Ollie Haarmann, il est arrêté, accusé d'agression et à nouveau envoyé pour une évaluation psychiatrique. Cette fois, un médecin ne diagnostique pas d'instabilité mentale. Une cour annule néanmoins les charges et il retourne vivre dans sa famille.

Peu après, Haarmann tente d'ouvrir un petit commerce, mais il fait rapidement faillite

 

Les dix années suivantes, Haarmann vit de vols, de cambriolages et d'escroqueries. Il est fréquemment arrêté et purge plusieurs courtes peines de prison. Il commence progressivement à établir une relation avec la police de Hanovre en tant qu'informateur, principalement dans le but de détourner de lui l'attention de la police. Il déclara plus tard que la police commençait à le considérer comme une source sûre d'informations à propos des criminels d'Hanovre.

 

En 1914, Haarmann est déclaré coupable d'une série de vols et de fraudes et il est emprisonné juste au début de la Première Guerre mondiale.

À sa libération en 1918, il est frappé par la pauvreté de l'Allemagne à la suite de la Grande Guerre, le pays étant alors dans une grave situation économique. Cette situation favorise l'expansion de la criminalité et offre à Haarmann de nouvelles occasions d'y agir en marge : il reprend alors ses activités et il est comme avant utilisé comme indicateur par la police. 

 

  •  Les meurtres

Entre 1918 et 1924, Haarmann commet au moins vingt-quatre meurtres et est suspecté de trois autres.

La première victime connue est un jeune homme de 17 ans, Friedel Rothe. Quand Rothe disparaît en septembre 1918, ses amis indiquent à la police qu'il a été aperçu pour la dernière fois en compagnie d'Haarmann. Sous la pression de la famille de Rothe, la police investit l'appartement d'Haarmann, le trouve en compagnie d'un jeune adolescent à moitié nu, et l'arrête pour agression sexuelle. Il est condamné à une peine de neuf mois d'emprisonnement, mais réussit à ne pas purger sa peine immédiatement.

 

En 1919, il rencontre un jeune fugueur, Hans Grans, qui devient son amant.

Haarmann purge ses neuf mois d'emprisonnement entre mars et décembre 1920. De nouveau, il regagne la confiance de la police et redevient informateur. Peu après sa mise en liberté, il s'installe dans un nouvel appartement situé au 27, Cellerstraße.

Peu après, Hans Grans emménage chez Haarmann. Haarmann occupe au moment de son arrestation une mansarde de la rue Rote Reihe. 

 

Les victimes suivantes d'Haarmann sont principalement des jeunes banlieusards, des jeunes fugueurs, et occasionnellement des prostitués qui évoluent autour de la gare de Hanovre. Selon la rumeur, Haarmann les entraîne jusqu'à son appartement, et les tue en les mordant à la gorge, parfois pendant l'acte sexuel. Toutes les victimes d'Haarmann sont démembrées avant de disparaître, généralement dans la rivière Leine qui traverse Hanovre.

Les objets et vêtements ayant appartenu aux victimes sont vendues au marché noir ou conservées par Haarmann ou son jeune amant, Hans Grans. Selon la rumeur également, Haarmann aurait vendu au marché noir de la chair humaine en la faisant passer pour du porc en conserve . Même si aucune preuve de ces activités n'existe, Haarmann gagne tout de même la réputation de vendeur de viande de contrebande. 

Haarmann et Hans Grans vendent les effets de leurs victimes pour un prix dérisoire au marché noir et en gardent d'autres pour eux. Haarmann déclara que même si Grans était au courant de beaucoup de ses meurtres, et qu'il lui avait demandé personnellement de tuer deux des victimes pour qu'il puisse obtenir leurs vêtements et effets personnels, Grans n'était pas concerné par les meurtres. 

  

  •  Enquête

Haarmann est finalement interpellé quand de nombreux ossements qu'il a jetés dans la rivière Leine s'échouent en aval en mai et juin 1924.

La police décide de draguer la rivière et découvre plus de cinq cents os humains ultérieurement confirmés comme provenant d'au moins vingt-deux individus. Les soupçons se portent rapidement sur Haarmann, déjà condamné pour agressions sexuelles sur mineur et déjà suspect dans la disparition de Friedel Rothe en 1918.

Haarmann est placé sous surveillance : dans la nuit du 22 juin, on le voit rôder dans la gare ferroviaire de Hanovre. Il est rapidement arrêté après avoir essayé d'emmener un garçon jusqu'à son appartement. Le logement d'alors de Haarmann, une mansarde située rue Rote Reihe, est fouillé et on y trouve des effets personnels de plusieurs jeunes hommes disparus, et de grandes marques de sang sur les murs. Haarmann tente d'expliquer ce dernier fait par son activité illégale de boucher. Pendant l'interrogatoire, Haarmann confesse rapidement le viol, le meurtre, et le dépeçage de jeunes gens depuis 1918. Quand on lui demande combien il en a tué, il répond « quelque part entre cinquante et soixante-dix ».

 

Des enquêteurs montrent l'entrée de l'appartement d'Haarmann, rue Rote Reihe 

 

 

Des enquêteurs fouillent un poêle à l'appartement d'Haarmann, rue Rote Reihe à Hanovre 

 

 

 Photo de police de la mansarde d'Haarmann, rue Rote Reihe

 

La police ne parviendra néanmoins à l'incriminer que de vingt-sept disparitions. On note que seul un quart des objets personnels trouvés dans son appartement sont identifiés comme ayant appartenu aux victimes. 

 

Fritz Haarmann entouré d'agents de la police judiciaire en novembre 1924 

  • Son procès

Le procès de Fritz Haarmann commence le 4 décembre 1924.

 

 

Fritz Haarmann est amené au Tribunal en décembre 1924 

Haarmann est accusé du meurtre de vingt-sept garçons ou jeunes gens disparus entre 1918 et juin 1924. Le procès est spectaculaire car c'est un des premiers événements médiatiques dans l'Allemagne de l'époque. Le terme de « tueur en série » n'existant pas à l'époque, le public et la presse manquent de mots pour décrire l'affaire.

 

Haarmann, à son procès en 1924, est assis entre deux tableaux noirs dont l'un

représente le plan de son appartement 

Haarmann est simultanément qualifié de « loup-garou », de « vampire », et d'« Homme-Loup ». Outre de la cruauté des crimes commis, l'opinion publique se scandalise également du rôle de la police dans l'affaire : Haarmann était un indicateur de police qui dénonçait fréquemment d'autres criminels aux autorités, en était parfaitement connu, mais jusqu'à son interpellation, la police l'avait négligé comme suspect bien que certaines des victimes aient été vues pour la dernière fois en sa compagnie 

 

Le procès dure à peine deux semaines.

Le 19 décembre 1924, Haarmann est déclaré coupable de vingt-quatre des vingt-sept meurtres et condamné à mort.

Il est acquitté de trois meurtres qu'il nie, même si des effets personnels de certaines victimes ont été trouvés en sa possession ou chez certaines de ses relations au moment de son arrestation. Haarmann ne fait pas appel du verdict.

 

Haarmann est guillotiné le 15 avril 1925. Ses derniers mots avant d'être exécuté sont :« 

"Je me repens, mais je n'ai pas peur de la mort."

 

  • Suite de l'affaire : Hans Grans - Victimes inhumées

Hans Grans est d'abord jugé pour incitation au meurtre dans le cas d'Adolf Hannappel, apprenti menuisier de 17 ans disparu de la gare ferroviaire de Hanovre le 11 novembre 1923. Des témoins ont vu Grans en compagnie d'Haarmann, pointant du doigt Hannappel. Haarmann affirme à ce sujet que c'était un des deux meurtres commis à l'insistance de Grans. Grans est condamné à mort. La découverte d'une lettre de Haarmann adressée au père de Grans où Haarmann soutient l'innocence de Grans mène à un second procès et une peine de prison de douze ans. Après avoir purgé sa peine, Hans Grans a continué de vivre à Hanovre, jusqu'à sa mort en 1975.

 

Les restes des victimes d'Haarmann sont inhumés ensemble dans une fosse commune du cimetière de Stöckener, en février 1925. En avril 1928, un grand mémorial de granite en triptyque portant les noms et âges des victimes est érigé sur la fosse commune.

La tombe commune des victimes de Haarmann 

Après son exécution, la tête d'Haarmann est préservée dans un bocal par des scientifiques pour examiner la structure de son cerveau. La tête d'Haarmann est maintenant conservée à l'école médicale de Göttingen.

L'affaire suscita de nombreux débats autour de la peine de mort, de la façon de considérer les délinquants malades mentaux, des méthodes d'enquête de la police, et de l'homosexualité.

 

***

Ses victimes

  

Fritz Franke

17

ans 

12 février 1923Franke était originaire de Berlin
Wilhelm Schulze

17

ans 

20 mars 1923Schulze était apprenti écrivain
Roland Huch

16

ans 

23 mai 1923Étudiant, disparu de la gare ferroviaire de Hanovre
Hans Sonnenfeld

19

ans 

mai 1923Fugueur de la ville de Limmer
Ernst Ehrenberg

13

ans 

25 juin

1923

Disparu en faisant une course pour ses parents

Heinrich

Struß

18

ans 

24 août 1923Haarmann était en possession de l'étui du violon de Struß quand il a été arrêté
Paul Bronischewski

17

ans 

24 septembre 1923Disparu sur le trajet pour rendre visite à son oncle
Richard Gräf

17

ans 

septembre 1923Disparu après avoir dit à ses amis qu'un détective lui avait trouvé un travail
Wilhelm Erdner

16

ans 

12 octobre 1923

Disparu de la gare de Hanovre.

Haarmann a vendu la bicyclette d'Erdner

Hermann Wolf

15

ans 

24 ou 25 octobre 1923Les vêtements de la victime menèrent à Haarmann et à ses connaissances
Heinz Brinkmann

13

ans 

27 octobre 1923Disparu de la gare de Hanovre après avoir manqué son train pour rentrer chez lui, à Clausthal
Adolf Hannappel

17

ans 

11 novembre 1923

Apprenti menuisier.

Des témoins ont vu Haarmann approcher Hannappel.

Adolf Hennies

19

ans 

6 décembre 1923Hennies disparaît pendant qu'il cherche du travail à Hanovre
Ernst Spiecker

17

ans 

5 janvier 1924Disparu sur son trajet pour aller témoigner à un procès
Heinrich Koch

20

ans 

15 janvier 1924Koch était connu pour être une connaissance de Haarmann
Willi Senger

19

ans 

2 février 1924Les vêtements de la victime furent retrouvés dans l'appartement d'Haarmann après son arrestation
Hermann Speichert

16

ans 

8 février 1924Apprenti électricien
Alfred Hogrefe

16

ans 

6 avril 1924

Apprenti mécanicien.

Tous les vêtements d'Hogrefe menèrent à Haarmann ou à Grans

Hermann Bock

22

ans 

avril 1924Vu pour la dernière fois par ses amis marchant vers l'appartement de Haarmann
Wilhelm Apel

16

ans 

17 avril 1924Disparu en allant travailler
Robert Witzel

18

ans 

26 avril 1924Haarman admet avoir jeté les restes de Witzel dans la rivière Leine
Heinrich Martin

14

ans 

9 mai 1924

Apprenti serrurier,

disparu de la gare de Hanovre

Fritz Wittig

17

ans 

26 mai 1924Haarmann insiste sur le fait que Grans lui ordonna de commettre ce meurtre et celui de Hannappel
Friedrich Abeling

10

ans 

26 mai 1924

La plus jeune victime.

Restes jetés dans la rivière Leine

Friedrich Koch

16

ans 

5 juin 1924

Disparu sur le chemin de la faculté,

vu pour la dernière fois en compagnie de Haarmann

Erich de Vries

17

ans 

14 juin 1924Haarmann guide la police jusqu'aux restes d'Erich après son arrestation

 

***

  • Films

Le cas de Fritz Haarmann a inspiré au moins trois films.

 

  1. Le grand classique M le maudit qui met en vedette Peter Lorre, sorti en 1931 et dirigé par Fritz La,g, est inspiré par les crimes de Fritz Haarmann, tout autant que ceux de deux autres tueurs en série allemands du début du vingtième siècle : Peter Kürten, tueur d'enfants de Düsseldorf, et Carl Großmann.
  2. Le film La Tendresse des loups (Die Zärtlichkeit der Wölfe), sorti en juillet 1973, est directement basé sur les crimes de Haarmann. Le film, dirigé par Ulli Lommel, donne à Kurt Raab le rôle de Haarmann
  3. Le film le plus récent à être basé sur la folie meurtrière d'Haarmann, Der Totmacher (L'Homme de la mort), est sorti en 1995. Le film se concentre sur les enregistrements des examens psychiatriques de Haarmann par Erich Schultze, un des principaux experts psychiatres du procès. L'intrigue de Der Totmacher est centrée autour des interrogatoires de Haarmann après son arrestation, quand il est interrogé par un psychiatre de la Cour 

 

 

 

 


 
 
posté le 15-08-2017 à 15:54:59

Vampires du 19e S : Peter Kurten - Vampire de Düsseldorf (1883-1931)

Peter Kurten -
Vampire de Düsseldorf (1883-1931)
 
 

Peter KURTEN

 

 

Peter Kürten (26 mai 1883 - 2 juillet 1931), surnommé le « Vampire de Düsseldorf » par les médias de l'époque, demeure l'un des plus célèbres tueurs en série d'Allemagne.

Il fut l'auteur d'une série de meurtres et d'agressions à caractère sexuel, sur des enfants et des adultes, dont la plupart furent commis à Düsseldorf en 1929.

 

 

  • Biographie  

Né dans une famille pauvre de Cologne, troisième d'une fratrie de treize enfants, il eut une enfance marquée par la délinquance et de fréquentes fugues du domicile familial. En effet, dans la famille de son père, on compta plusieurs assassins ainsi que de nombreux débiles mentaux. 

La famille Kürten, entassée dans une seule pièce fut régulièrement témoin des ébats d'un père régulièrement ivre et qui, en 1897, fera un an de prison pour tentative de viol sur l'une de ses filles.

Il prétendit plus tard avoir commis son premier meurtre à l'âge de 9 ans : il aurait noyé deux autres enfants pendant une baignade.

Envoyé en prison, il "fêta" sa libération en étranglant une jeune fille dans un bois mais la victime survécut.

 

Sa famille déménagea à Düsseldorf en 1894.

Il fit quelques passages en prison, pour vol et pytromanie.

Etant tombé amoureux d'une jeune fille, il vit ses avances repoussées et se vengea en lançant une hache à la tête de sa dulcinée, la manquant de peu.  Lorsque le père de la victime vint lui dire son fait, Kürten l'accueillit à coups de revolver mais manqua sa cible.  Ces agissements lui valurent une condamnation à deux ans de prison.

Incarcéré, Kürten envisagea d'éventrer une femme enceinte, de faire dérailler un train, d'incendier un hôpital ou de distribuer des bonbons empoisonnés à la sortie des écoles.

Libéré en 1904, il fut appelé au service militaire mais déserta aussitôt et entama une carrière d'incendiaire.
A nouveau interpellé, il fut condamné à une nouvelle peine de prison, de sept ans cette fois.

 

  •  Les meurtres  

Le 25 mai 1913, il étrangla une enfant de neuf ans dans une chambre d'hôtel puis se mêla aux clients pour "profiter" de la découverte du crime.  Son plaisir dépassa ses espérances car l'oncle de la victime, un nommé Otto Klein, fut accusé du meurtre, s'étant disputé avec le père de l'enfant la veille et ayant promis de ce venger.  Klein sera acquitté deux ans plus tard.

Lassé, il se procura une hache et attaqua plusieurs personnes dans des parcs, recherchant le plaisir de voir le sang jaillir d'un membre coupé.

 

Sa première condamnation pour meurtre fut prononcée en 1913 : lors d'un braquage, il étrangla une jeune fille. Kürten passa donc huit ans en prison, jusqu'en 1921, année qui le vit emménager à Altenburg, où il devint ssyndicalisteCondamné à huit ans de prison, Kürten échappa ainsi aux tueries de la première guerre mondiale. 

 

Libéré en 1921, Kürten jeta son dévolu sur une femme et lui proposa le mariage.  Devant son refus, il la menaça de mort et obtint ainsi son accord ! Notons au passage de Frau Kürten avait elle-même purgé quatre ans de prison pour un meurtre commis quelles années plus tôt. 

 

En 1925, il retourne à Düsseldorf où, quelques années plus tard, il devait plonger la population dans la peur.

 

La pire série de meurtres de Kürten débuta le 3 février 1929.  Une femme nommée Appolonia Kuhn fut agressée en rue, recevant une vingtaine de coups de ciseaux.  Elle survécut à son agression mais ne parvint pas à donner de description de son assaillant.

Dix jours plus tard, Rudolf Scheer fut tué de nombreux coups de ciseaux.  Les policiers constatèrent que le meurtrier avait bu le sang qui s'écoulait par les tempes perforées, un type de blessure qui deviendra typique du Vampire.

Le 10 mars, le corps d'un enfant fut découvert, présentant le même type de blessures.  Si les policiers estimèrent rapidement être en présence d'un même tueur, ils s'interrogèrent toutefois sur les différences existant entre les victimes.  L'absence de points communs entre elles allait grandement compliquer la traque du tueur.

 

Dans les mois qui suivirent, plusieurs femmes furent frappées à coups de ciseaux ou étranglées jusqu'à l'évanouissement et laissés pour mortes.
On ne put jamais établir le nombre d'agressions avec certitude, certaines victimes, honteuses d'avoir suivi un inconnu dans un parc, ayant renoncé à déposer plainte.

En juillet 1929, se jouant des patrouilles de police, Kürten attaqua deux femmes en les capturant au lasso!  Les victimes eurent la chance de voir l'agresseur mis en fuite par l'arrivée opportune de passants.

Ce même mois, la police arrêta un suspect du nom de Johann Strausberg, un débile mental qui avoua tout.  On mit les incohérences de ses aveux sur le compte de sa faiblesse d'esprit.
Dans le même temps, plusieurs dizaines d'individus s'accusèrent d'être le Vampire.

En août 1929, Maria Hahn fut étranglée et poignardée.  Le Vampire enterra son corps et envoya aux services de police le mot suivant : "Meurtre à Pappendelle.  Au lieu marqué d'une croix.  Là où nulle herbe ne croît.  Surmonté d'une grosse pierre.  Un corps gît sous terre."
Ayant découvert la victime, les policiers remarquèrent un individu qui les observait à distance à l'aide d'une longue vue.  Ils tentèrent de l'arrêter mais l'homme parvint à prendre la fuite.
En ce même mois d'août, plusieurs femmes tombèrent sous les coups de marteau du Vampire.  Trois eurent la chance de survivre.
Le 21 août, le Vampire sema la terreur lorsque, muni d'une fine lame, il poignarda deux femmes et un homme en l'espace de deux heures sur le site d'une fête foraine.
Les victimes survécurent mais donnèrent des descriptions très divergentes de l'auteur.

Le 24 août, Kürten agressa deux enfants de 5 et 14 ans dans un terrain vague.  Ayant demandé à la plus âgée d'aller lui chercher du tabac, il égorgea la petite fille puis poignarda l'autre enfant à son retour. Les autorités réagirent à ce massacre en proposant une prime de cinq mille marks à toute personne qui permettrait l'arrestation du tueur.
Le lendemain même, Kürten tenta de poignarder une femme qui survécut car la lame du poignard de l'assassin se brisa.  
Puis une autre femme fut tuée à coups de marteau dans un parc. 

Une dizaine de jours plus tard une prostituée du nom d'Elizabeth Dörrier fut sauvagement poignardée et décéda à son arrivée à l'hôpital.

La police allemande accentua sa présence dans les rues, contrôla avec attention toutes les lettres de dénonciation et fit appel à plusieurs graphologues et psychologues, mais en vain.

 

  •  Son arrestation et sa condamnation 

Le 14 mai 1930, Maria Budlik fut importunée par un individu entreprenant lorsque surgit un homme qui chassa l'importun.  Rassurée par la mise élégante de l'inconnu, la jeune fille accepta d'aller prendre un remontant à son domicile.  Après une période de galanterie, l'homme saisit la femme à la gorge mais la relâcha.  Puis, il lui demanda "Vous souviendrez-vous où j'habite ?"  Maria Hahn répondit que non et quitta les lieux sans problème.
La jeune fille ne porta pas plainte mais décida de raconter sa mésaventure par lettre à une amie du nom de Brückner.
C'est alors qu'un hasard incroyable joua son rôle.  Un facteur trop pressé déposa la lettre de Frau Brückner dans la boite aux lettres de Frau Brügmann.  Lorsque celle-ci ouvrit la lettre, elle fit le rapprochement avec le Vampire et contacta la police.
Maria Budlik, contactée par la police, confirma se souvenir du nom de la rue où habitait l'homme en question : Mettmannerstrasse. 

Conduite sur place, elle désigna l'immeuble portant le numéro 71.
Kürten, qui rentrait à ce moment, comprit qu'il était démasqué et parvint à prendre la fuite.
De retour en leurs bureaux, les policiers identifièrent l'occupant des lieux comme étant Peter Kürten et découvrirent l'importance de son casier judiciaire.  Il apparut également que Kürten avait fait l'objet de trois lettres de dénonciation.  Ces lettres étaient passées inaperçues dans le flot de dénonciations alors reçues par les policiers, soit neuf cent mille.

Le 23 mai 1930, Kürten s'arrangea pour rencontrer discrètement sa femme et lui avoua être le Vampire de Düsseldorf.  Afin d'assurer l'avenir de son épouse, il lui proposa d'être celle qui le dénoncerait afin qu'elle puisse toucher la récompense promise pour la capture du monstre.
Ils se séparèrent et se donnèrent rendez-vous le lendemain devant l'église Saint-Rochus pour l'acte final.
A l'heure et à l'endroit prévu, Kürten alla au-devant des policiers et se laissa appréhender sans résistance.

 

Pendant son interrogatoire, il avoue près de 80 crimes, mais, à son procès qui débute en avril 1931, l'accusation retient contre lui neuf meurtres et sept tentatives de meurtre. Il tente d'abord de plaider non-coupable, mais change rapidement de tactique.

Il est jugé coupable et condamné à mort. Il est guillotiné  le 2 juillet 1931 à Cologne.

 

  • La psychologie de Peter Kurten
Kürten était la personnification type du sadique.
Il se distingua des serial-killers par le fait qu'il ne lui était pas indispensable de tuer pour atteindre une forme de jouissance.

A ce titre, la détresse d'autrui était pour lui bien plus délectable.  Une fois ses crimes commis, Kürten aimait se mêler aux badauds pour profiter des commentaires horrifiés.
Il utilisa également énormément d'armes diverses, moins pour brouiller les pistes que pour découvrir des plaisirs inconnus.
 
Ayant massacré une enfant de 5 ans de 36 coups de poignard, il ne s'estima pas satisfait et écrivit à la mère de la victime.  La pauvre femme perdit la raison et fut admise dans une clinique psychiatrique.
 
Arrêté, Kürten se délecta en racontant en détail ses crimes et en observant les expressions horrifiées des jurés.  Le Vampire fit à cette occasion la preuve de sa mémoire extraordinaire.

Kürten se distingua également par sa mégalomanie.  Il rêvait souvent d'être porté en triomphe par la population de Düsseldorf pour avoir mis fin aux agissements du Vampire. 
 
Les psychiatres y virent un désir inconscient de vaincre ses démons intérieurs.

 

 

  •  Le procès de Peter Kurten

 

 

Le procès de Kürten s'ouvrit le 1" avril 1931.  


Dès le début des débats, il s'amusa à revendiquer un double meurtre pour lequel 2 
 innocents avaient été condamnés à mort.


Il avoua une cinquantaine de meurtres.  Seize lui furent officiellement reconnus.

La défense plaida la démence.  Un psychiatre, le professeur Berg, déclara que Kürten était un psychopathe uniquement intéressé par l'assouvissement de son désir.
Toutefois, la Cour le jugea sain d'esprit.

 

 

Le 23 avril 1931, en moins d'une heure et demie de délibération, les jurés le condamnèrent à neuf peines de mort.

 

 

Aucune excécution capitale  n'ayant été pratiquée en Allemagne depuis des années, la ligue des droits de l'homme tenta de faire pression sur le ministre de la Justice.

 

Le 1er Juillet 1931, son appel ayant été rejeté, Kürten fut informé u'il serait exécuté le  lendemain.

La nuit durant, il écrivit aux familles des victimes pour implorer leur pardon.

 

 

Le lendemain, il alla au devant de la guillotine - la Rhénanie ayant été régie par le Code Napoléon - et prononça ses derniers mots : "J'espère seulement que j'aurai le temps d'entendre le sang jaillir de mon corps".

 

 

Après l'execution, le cerveau de Kürten fut examiné par des médecins qui ne lui trouvèrent aucune anomalie.  Peter Kürten était "normal".

Sa femme confirmera qu'il n'avait jamais été violent à son égard.  Propret et maniaque, Kürten aimait se lever à l'aurore pour écouter les oiseaux chanter; il les reconnaissait tous à leur chant...  Un autre aspect d'un tueur sanguinaire... 

 

***

Films

Le réalisateur allemand Fritz Lang s'inspira en partie de ce fait-divers pour son film M le maudit (dont la première eut lieu à Berlin le 11 mai 1931, trois semaines après la condamnation à mort de Kürten).  

 


 
 
 

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